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mardi 18 août 2020

Des lendemains qui dansent

 Es sul la talvera qu'es la libertat !

J'étais donc descendue pour cela : la fête occitane organisée par le groupe occitan, la Talvera.

Exposition, balade nocturne contée, et baleti le samedi soir, sur des dalles pavées, mais avec des invités limousins que j'apprécie.




Quand je sors des terres du centre,
je crains parfois de me retrouver un peu perdue, 
et de profiter surtout des bancs.
Avec la crise sanitaire, bon nombre de participants ne dansent qu'avec leur partenaire attitrée, ce que je ne peux pas blâmer.
Mais en fait non.
Il y a toujours des danseurs prêts à ouvrir leurs bras, 
et moi,
ce soir là, j'ai tiré le gros lot,
avec un homme doux et attentionné,
qui m'a invitée plusieurs fois, 
expliqué les pas que je ne connaissais pas, 
et fait valser à l'envers.
Il venait de Lozère, c'est loin, je ne le reverrai pas.
Mais lui, ainsi que mon hôte du gîte, ont largement contribué à faire de ces trois jours
un souvenir ancré dans un été
qui se révèle bien différent des plans et si délicieusement inattendu...


mardi 14 juillet 2020

Week-end plus size # 14 Retrouver l'espoir au petit bal perdu...

La tristesse est-elle soluble dans la danse ?
ça me semble que oui....
Un grand merci à Michel (et à tous ceux qui l'ont aidé)
 pour avoir réalisé son rêve,
en nous offrant un bien joli cadeau pour son soixantième anniversaire.

Bien sûr, on avait déjà un peu redansé, prudemment, de loin, entre Chavans.
Mais quand j'ai vu l'invitation à ce premier "Festibal du monde d'après",
je ne me suis pas posée de question, je me suis incrite.
(c'était obligatoire : non seulement il y avait une jauge limitant le nombre d'entrées,
mais il fallait les coordonnées de chacun, en cas que...)

On est rentré de Royan, j'ai demandé deux jours d'hospitalité supplémentaire à ma belle-fille et à mon fils, qui se sont montré ravis de me voir reprendre couleurs et joie de vivre.


Tout était parfaitement organisé, les toilettes sèches en nombre suffisant
 les parkings avec ou sans dodo
 le désinfectant, les cuves d'eau et les blocs de savon.
Et surtout un système de ruban, afin que la sensibilité de chacun soit respectée.


Le cadre était idyllique.
Michel est agriculteur, c'est donc sur ses terres,
en bord de rivière, que nous avons réinventé le monde dans lequel il faudra vivre avec...




J'ai dansé, dansé...(et je me suis beaucoup lavé les mains).
Tout le monde avait l'air de sortir d'un cauchemar éveillé.
Alors oui, seules quelques personnes vulnérables à ruban rouge, portaient un masque.
Oui sur le nombre, forcément, il y avait des porteurs (bien que le virus circule très peu en Limousin).
Mais c'est assez clair dans mon esprit :
si l'on m'en enterre, que ce soit morte.
Pas vivante.


C'était bon de retrouver du monde pas vu depuis longtemps.
De se caler dans des bras pour danser.
J'ai repris espoir.




Je sais qu'il y aura d'autres bals, d'autres retrouvailles, d'autres rencontres.
Evidemment, quand on repart, c'est avec prudence qu'on reste à distance des gens fragiles,
qu'on remet son masque pour faire ses courses.
Bien plus que la crainte d'être malade, j'appréhende de contaminer quelqu'un qui n'aurait pas pas choisi le même risque que moi.


Voilà, c'était une fin de semaine pleine d'émotions,
que j'ai laissé filer dans l'eau d'un étang sur le chemin du retour.
Quand le corps et le cœur ont besoin de récupérer,
et que le chemin t'offre un plan d'eau.
Le plaisir de se baigner nue, dans les eaux calmes et douces de mon nid bourbonnais retrouvé,
c'est aussi une chance magnifique de ma vie actuelle.


PS. Je confirme que les cheveux de la liberté, c'était le bon choix pour danser et nager en toute légèreté. Deux grandes semaines que je tiens bon...

lundi 3 février 2020

Madame Nicole reprend une vie

Je dirais que tout va bien.
J'ai mal oui, mais seulement à la hanche droite.
Genoux et chevilles opérationnels.
Bonne densité osseuse, articulation en bon état.
Arthroses cervicale et dorsale qui me laissent libre de faire ce que je veux.
Bascule du bassin sévère, que je connaissais déjà.
Action réaction : je vais retourner voir mon ancien podologue, qui est loin certes.
Mais qui avait néanmoins raison de remonter mon bassin d'un côté, plutôt que de compenser la longueur de la jambe de l'autre.
Avec ses semelles, je n'avais pas mal...

Bon ça c'est le bulletin santé.

Et une question que je me pose chaque jour : qu'as-tu fait de bon pour toi aujourd'hui ?
Ces derniers temps franchement, pas grand'chose : j'ai survécu...
Et je me suis couchée tous les jours trop tard, rarement pour la bonne cause.
Faut que ça change.

Sauf que le soir, c'est dur.
Dans mon âme, c'est comme si on avait remué de la boue,
qui remonte et m'étouffe.
Une vieille chose du passé.
Je sais bien que le passé doit rester à sa place,
qu'il faut faire avec et c'est tout.
Mais il y a des pages qu'il faut finir d'écrire pour pouvoir les tourner.
Des pages, j'en ai tournées un tas.
Mais pas la plus douloureuse.
Marcher me permettra de prendre une décision.
Et ça ira.

Je repense souvent à une remarque que m'a incidemment fait une ostéopathe :
ceux qui nous prennent notre énergie inutilement, il faut les sortir de notre vie.
"Si quand vous vous appuyez sur quelqu'un, il s'enfonce, franchement, ça ne vaut pas la peine de s'embêter avec...".
Il  y a au moins une personne qui ne s'enfonce pas : c'est Franzouski.
Il est venu passer un week-end avec moi récemment, et ça a bien remis le facteur sur le vélo...
Mon ex-mari aussi, étonnamment.
Et quelques amis.
Pour le reste, j'entre en période de test on peut dire.

Je veux finir ce bulletin par une note très joyeuse.



En allant danser samedi soir,
j'ai été chopée à l'entrée par Jean-François,
"Tu veux chanter ?".
Oui, évidemment.
Un petit intermède inattendu et très interactif.
Madame Nicole a le cœur content pour démarrer la semaine !



lundi 26 octobre 2015

Un festival louisiannais c'est ....

... de la musique



des bottes


 parce qu'il n'y a pas toujours de plancher pour danser


 des femmes prévoyantes

 dans des fauteuils, beaucoup beaucoup de fauteuils,
j'ai jamais vu ça en France

la télé pour pas rater les matchs


de la nourriture
essentiellement frite et épicée
(il faut savoir que la friture est une catégorie alimentaire à part ici...)


un parking gratuit et gardé pour les vélos (à Lafayette)


une sortie en famille


comme pour les matchs, chaque famille a son barnum


 la vente officielle de produits dérivés pour financer la manifestation

  
mon préféré : 
le petit support pour la boisson
qui évite qu'elle ne se réchauffe trop vite dans ta main...


 et des bénévoles pour tenir les stands de boissons, de ventes de ticket, vider les poubelles, etc...




lundi 21 septembre 2015

Cheek to cheek...

Je sais pas comment c'est ailleurs aux States,
mais comme je suis souvent une des plus jeunes dans les fais-dodo
(vi, comme en Creuse, mais ça sera différent dans les festivals...)
j'ai remarqué une chose très douce et très tendre :
les vieux cadjins, qui dansent beaucoup,
le font joue contre joue,



avec le naturel et la complicité qui témoignent d'une longue pratique du plancher à deux.
Le tendre abandon des corps,
à un âge quand même avancé,
je l'avais déjà vu dans des bals trad en France,
et j'en suis toujours touchée.

Mais là, c'est à une autre échelle.
C'est encourageant je trouve.

Je vous ai dit qu'on s'est rencontré en dansant ?

lundi 27 juillet 2015

Ça commence par un peu de chagrin, l'Amérique # 9 Le dernier bal

Ce fut une drôle de dernier jour,
ce fut un drôle de dernier bal français.

Il y a eu du soleil et de la pluie, beaucoup de musique
un spectacle de nuit
et celui de jour annulé pour intempéries.



Le très émouvant concert de Prieur,
tous serrés pour se garder de la pluie.





Plein d'enfants partout.
J'étais juste à ma place
je passais de bras en bras pour danser,
et dire au revoir.
Distribution gratuite de hugs à la française,
c'est-à-dire plus collés que les américains.

J'ai donné mon grand sac de voyage à Andrée,
qui l'a toujours bien aimé. Je voulais qu'elle sache combien ils comptent pour moi.
En partant,
Marie m'a dit : cramponne-toi,
et ce matin en croisant Frédéric sur son vélo,
j'ai eu aussi un peu les larmes aux yeux.
Mais j'ai le cœur si content.

Couchée à 4h00 dimanche matin,
je m'étais promis de me coucher tôt hier soir.
Mais, allez savoir ce qui s'est passé,
à un moment
j'ai atterri dans les bras d'un musicien exceptionnel,
danseur fabuleux et drôle.
Connexion inattendue.
Je n'avais pas l'habitude de ses pas, j'étais obligé de me concentrer,
je me sentais un peu minable à être toujours à l'envers.
Mais il ne s'est pas découragé.
Il glissait sa main sous mon blouson
et je sentais la chaleur de sa paume sur la peau de mon dos,
au dessus de la robe à bretelles.

Comme il avait bu beaucoup de bière et moi seulement de la limonade,
je suis désormais en mesure d'affirmer
que la limonade désinhibe très bien
parce qu'après, ça tournait drôlement bien.
Et moi, j'aime bien quand ça tourne.
Alors bien sûr, j'ai rien dit pour sa main,
et ça nous a
poussé loin dans la nuit.
Jusqu'à la permission de 5.00.

J'ai eu un peu de mal à me déscotcher,
mais ça n'avait pas de sens de rester là,
à quelques heures de prendre l'avion.
Je sentais bien cette émotion de ceux qui ne sont pas assez touchés.

J'avais une impression de déjà vu, déjà vécu.
Et je veux bien ouvrir mes bras,
mais je ne veux plus être aimée par désespoir,
même pour un soir.
Ah la la, ces fêtes d'été,
c'est le lieu de tous les dangers pour les petits cœurs fragiles.
Mais cette nuit,
j'ai quand même eu droit à un moment magique,
une rencontre incroyable,
dont je me souviendrais longtemps.

Le meilleur cadeau d'adieu que m'ait fait la vie.









Par contre,
je vais bien dormir dans l'avion je pense...

jeudi 16 juillet 2015

Au bout du conte

Donc je viens de passer  4 jours dans un sous-bois berrichon
à éplucher des légumes et touiller du dhal
en rigolant et en chantant
le tout en joyeuse compagnie.
Je crois bien que s'il y a une chose que j'apprécie au moins autant que les moments de solitude
c'est le partage du collectif.
C'est bien connu : si la musique adoucit les mœurs,
c'est parce qu'il faut s'accorder avant de jouer ...



Mais entre deux services
c'était pied au plancher
flâneries en lutherie
de la musique avant toute chose
la danse jusqu'à l'aube.



Autant dire le cadre idéal pour rencontrer l'homme de ma vie.
Celui qui a TOUS les critères au vert,
y compris après la question éliminatoire (celle du round up, vous me suivez ?)
Danseur
Sonneur
Not round upeur
Marcheur
et voyageur...

La perfection faite homme,
à deux semaines du décollage ...
Avouez que ça aurait été drôlement ballot
juste au moment de faire ses valises n'est-il pas ?

Soyez rassurés
la vie qui n'est pas une chienne a bien arrangé ça :
elle a mis une alliance à son doigt.
Le dernier soir,
il m'a dit qu'il viendrait me dire au revoir le lendemain.
Mais il n'est pas venu.

Qu'il n'ait pas pu ou pas voulu,
peu importe.
Pourquoi se dire au revoir quand on ne se reverra pas ?
Il me reste que,
sous le velours de la nuit étoilée,
j'ai bien aimé effleurer cette idée
qu'il existe un cœur en écho,
le temps de quelques danses,
juste un moment.

dimanche 1 février 2015

Fais-moi un signe #5

Ce fut un week-end plus size,
pas très reposant,
mais absolument motivant.
Samedi matin,
en partant au stage Québec appalaches
j'entends ça sur France Inter



puis
bon signe
le stage était chouette



et l'hébergement gracieux chez des organisateurs vraiment dévoués,
dont la maison a été rebaptisée "l'auberge du folk"...





Un plat de nouilles plus tard,
on est tous remonté dans mon Berlingo chéri,
pour aller gigoter sur un plancher chauffé par Décibal
et là j'ai eu vraiment de la chance : un vrai cavalier pour plein de danses.
Au lit à 3h30
(sans le cavalier, ne nous méprenons pas)
Cinq heures de sommeil,
direction le stage cajun,




à l'issue duquel
ma motivation pour partir à Lafayette
n'a fait que croître,
au ryhtme des two-steps,
jitto bug, zydéco et autres valses cajuns...
Au moins, je saurai quoi dire à l'entretien si j'y suis convoquée.
Plus qu'un mois avant de savoir si j'ai franchi la première étape.


La paella cajun


lundi 12 janvier 2015

Un samedi soir sur la terre

Danser,
c'est comme respirer...



Hameau du Villard (Royère-de-Vassivière)

samedi 15 novembre 2014

Baloche


We shall dance
tonight


demain 
concert


mardi 11 novembre 2014

Lâche pas la patate !

C'est une période de turbulences
avec de petits moments de grâce.

"- Vous serez au bal de la Souterraine le 20 décembre ?
- Heu non, c'est notre dernier concert avec la Chavannée, et après c'est le repas de Noël, je ne serai pas revenue.
- Oh dommage ! Parce que quand même, dans ce bal, il y a toujours un moment magique...
C'est quand vous chantez... Ma sœur vient de Bordeaux, j'aurais voulu qu'elle vous entende."

Trop cool.

Hier, je prévoyais une soirée un peu morne,
je me suis dit un bal du lundi, dans un gymnnase, bof.
Pis finalement, j'y suis allée avec une nouvelle covoitureuse,
que je ne connaissais que de vue.

Ce fut un de mes covoiturages les plus passionnants.
Maryline a fait ce truc incroyable d'inventer une écriture pour la langue des signes.
Bien sûr, comme elle n'a aucune légitimité pour le faire, c'est le mal....



On a pris un café,
et je les ai vus débarquer.



On avait fait un bon bout de chemin ensemble le printemps dernier.
Le soir je chantais, et eux ils dansaient.
On oubliait nos pieds.


Il y avait de bons danseurs.


Les jeunes ne touchaient pas terre.


La musique était bonne (groupe Brav Na)



En version rock ... regain d'énergie sur le coup d'une heure....




Et pendant les pauses, j'aime bien regarder les autres danser...




J'en ai conclu que c'était bon signe.
Rien n'est réglé dans ma tête,
mais j'ai presque fini de remplir mon dossier d'expat.

vendredi 1 août 2014

Entre l'orage et la pluie

Entre l'orage et la pluie,
il y eut deux jours de soleil.

Deux jours de grand beau, de rires, de musique et de danse.
Deux jours de tartines, de buvette, de repas à servir et  à débarrasser , de vaisselle à laver.

Les musiciens qui s'accordent derrière moi , les danseurs sur ma voix, le temps d'un intermède, avant de retourner valser.
Libre,
heureuse.

Puis lui.


Un cavalier sans cavalière.
Autant dire un cadeau.

Les corps qui groovent, et la sensation infiniment douce de ma tête contre la sienne.
Rien de déplacé, juste la confiance et l'abandon, paupières closes.
Rouvrir les yeux sur la lumière et le tourbillon,
les papillons de ma chanson.

L'instant de grâce, le temps suspendu, l'envie, comme une enfant, de répéter : "encore !"

Trois points de suspension dans la pénombre bleutée d'une yourte imaginaire, à ciel ouvert, quelques mots pour tenter de dire qui on est, d'où on vient, ce qu'on voudrait.

Pas de clopes, pas d'alcool, plus de femme.

Mais encore amoureux d'elle.
Argh...
Pas la peine de lui demander s'il a un jardin.
Autant retourner danser.

Le lendemain,
il y eut la pluie.

J'avais envie de lui dire combien j'ai aimé le regarder danser, et tout le plaisir que j'avais éprouvé à me laisser guider.

Il était encore tôt.
Je suis partie sans l'attendre.