vendredi 7 mars 2014

A l'île des bons enfants

Voici revenu le temps
des rires et des chants
dans l'île aux enfants, c'est tous les jours le printemps...
Voilà ce qui m'a trotté dans le tête hier matin, 
en pensant au week-end qui s'annonce.
Une association d'idée avec l'île des bons enfants, un classique des chansons trad.


Mes réguliers savent à quel point la Chavannée,  et la ferme d'Embraud me tiennent à cœur.
Sinon, vu mon goût inné pour la microfibre, je n'irais certainement pas y faire le ménage cet aprèm...
Ce ne sont pas juste les lieux.
Ce sont surtout les gens.
La famille Paris que j'aime et que j'admire.



Ils font des trucs que je ne sais pas faire, comme vivre tous ensemble.
C'est comme s'ils s'étaient serrés sur le banc pour me faire une petite place.
Et puis toute cette musique, celle de la vie, les rires, les confidences, les petites embrouilles de la vie en collectivité, les secrets qui n'en sont pas, les éclats de voix parfois, la danse, les chants, le travail de chacun et de chacune qui assurent gîte et couvert.
Les torchons qui sèchent sur la barrière les lendemains de fête.
Je m'en vais donc piocher dans mes noisettes confiées à l'écureuil, pour faire un petit don à cette souscription de la fondation du patrimoine (lien direct pour la souscription en ligne ou télécharger la plaquette là ).
Et si vous avez envie de soutenir quelque chose de joli, quelque chose d'utile, quelque chose de beau pour nous les oiseaux,
vous pouvez en faire autant.
Il faut qu'on collecte 4500 € sur l'année.
Et si on réussit, la Fondation nous verse un euro pour chaque euro récolté.
Et en échange, vous avez une réduction d'impôt de 66%.
(Si tu es un riche mécène, tu peux en déduire 75% de ton ISF...)
Donc, si vous versez 10 € avec un petit clic, ça nous fait 20 € en tout, et ça ne vous coûte que 3,40€.
50 € nous font 100 € et ne vous coûtent que 17 €.
100 € nous rapportent 200 € et vous reviennent à 34 €.

A quoi ça va servir ?
A refaire le toit de la grange où on dort et où on mange,
et à remplacer des huisseries.





Là vous voyez la vieille maison où se tiennent les expos.
Sur la gauche, derrière la porte ouverte, se trouve le four, où on fait cuire les ribattes de Noël, et les galettes des jours de fête.
Et enfin, la maison de la batellerie, au Veurdre,
puisque notre deuxième cœur bat pour l'Allier et ses bateaux.






jeudi 6 mars 2014

Hôtel California #6/ In my letter box

En rentrant
j'ai trouvé ça dans ma boîte.
Une lettre américaine.
Acheminée à dos de mules.
 Véridique : ce sont elles beaucoup, et un peu l'hélicoptère, qui ravitaillent le village de Supai,
13 km pour atteindre le fond du ravin.
Réserver au lodge d'Havasupai, c'est déjà le frisson.
De peur d'abord : nombre de places très limité, elles sont prises d'assaut, malgré le prix
($280 à trois - soit 204 € environ - ce qui inclut les $35 par personne de droit d'entrée dans la réserve.)
Pas d'hébergement, ça veut dire ne descend pas, parce qu'il y a de grandes chances que tu ne puisses pas remonter.
Inutile de se fatiguer à envoyer un courriel : ils ne répondent pas, d'après ce qu'on peut lire sur les forums.
J'ai donc réservé par téléphone.
Je me suis réjouie d'être suffisamment opérationnelle en anglais pour épeler mon nom, mon adresse à rallonge, mon numéro de carte bancaire. Ça doit pas être facile sinon...
A la fin, elle m'a demandé :
"- Il est quelle heure chez vous en ce moment ?
- 2 heures du matin...
- Oh là là ! Mais qu'est-ce que vous faites à 2 h du matin ?
- Ben, je réserve ma nuit à Havasupai..."
Elle a éclaté de rire, je lui ai souhaité une bonne fin de journée, et elle m'a souhaité une bonne nuit avec son accent indien.
Et après j'ai attendu.
J'ai attendu patiemment. Il paraît que les Navajos n'ont pas du tout la même notion du temps que nous.
J'ai d'abord vu qu'ils avaient prélevé $40 sur mon compte, ouf de soulagement.
Et comme promis, une dizaine de jours après, j'ai reçu cette lettre.
C'est bête d'être comme une gamine, mais j'ai adoré l'enveloppe, et la liste de conseils longue comme le bras (celui que j'ai vendu pour payer...), et certainement pas inutiles par 100°F (38°C)...
J'aime qu'ils continuent à envoyer des lettres.
J'aime qu'elle ait été portée par les mules.
J'aime l'accent de l'amérindienne au téléphone.
J'aime me dire tous les jours que ce sera une expérience unique de faire ce voyage.
J'aime ne pas avoir hâte d'y être, goûter ce temps de préparation aussi.




Hôtel California # 5 / Check point Arizona Dream

Préparation mentale
intense
excitante
mon quotidien a un goût nouveau
depuis que mes rêves se lèvent à l'ouest...
Mes nuits sont courtes, en plein jetlag...
Mais je suis venue à bout des billets d'avion, de la location du SUV midsize, 
et presque de la quinzaine de réservations d'hôtels,
avec un mix d'auberges de jeunesse (San Francisco, Yosemite, Monterey, LA/Hollywood & Phoenix) et de lodges with view (Monument Valley, Havasupai).

Yah at eh !


Edit : j'étais à la bibliothèque pour chercher des Tony Hillerman, et sur le meuble derrière la fille, je vois ce DVD, auquel je ne pensais plus.
Je lui demande s'il est réservé.
Elle me répond que, non, elle n'a seulement pas eu le temps de le ranger...
J'en ai conclu qu'il m'attendait.

samedi 1 mars 2014

Le syndrome de Cendrillon

Deux jours avec des copines à parler de l'amour et des hommes
l'échéance d'avril qui approche (terme théorique de la jachère affective)
ou suroxygénation consécutive à une journée en plein air, les mains dans la terre ?

Toujours est-il que je me suis reformulée cette réflexion,
déjà lue sur un autre blog, je ne sais plus quand,
c'est que
l'amour c'est comme les chaussures.
Quand elles te font mal dans le magasin,
surtout n'écoute pas la vendeuse qui te dit : "elles vont se faire".
La vérité c'est que 
soit tu devras t'en séparer,
soit t'auras mal aux pieds tout le temps.

Vais-je trouver chaussure à mon pied ?
Rien n'est moins sûr.
Je marche souvent à côté de mes pompes.
N'est pas Cendrillon qui veut.

(Crédit: Maxppp)

Le samedi c'est yummy # 18








A quoi reconnaît-on la première journée yummy de l'année ?

Pour moi, c'est quand, pour la première fois, je peux laisser la porte du jardin ouverte du matin au soir, et traîner dehors jusqu'au froid de la nuit.
Alors je rentre me mettre au chaud, parce qu'hier encore, c'était février quand même (et qu'avant hier il a un peu neigé...)




Le samedi c'est yummy, 
quand je peux manger vegan,
parce que j'ai pas mes deux dobermans ...
(Cake carottes, fruits secs et carvi, une création perso.
Me rappeler de ne pas mettre de pâte de sésame la prochaine fois..)


Yummy aussi les petits gâteaux au chocolat croustifondants,
pour le retour des dobermans
les blogosphèrement famous crinkles.
J'ai pris la recette chez Rose, et j'ai utilisé du chocolat au lait à cuire.
Very tasty.
Yummy quoi...


Une pensée moins yummy m'a traversé l'esprit depuis quelques jours.
Un petit truc qui me manque de l'autre maison :
la nuée de primevères qui émaillaient la pelouse, les chemins,
et faisaient basculer irrémédiablement l'âme côté printemps.
Aujourd'hui j'en ai acheté un carton
et je les ai  plantées, pour les voir de la fenêtre de la cuisine le matin.
Un samedi parfaitement yummy.




Hôtel California # 4 / My roadbook

C'est tout bête : des pochettes plastiques reliées, qu'on peut déplacer.
Plus cher qu'un classeur, mais plus sympa.
J'y range tout dans l'ordre : le planning, la demande d'Esta, les réservations de billets, d'hébergements, étape par étape.
Il me reste à customiser la couverture.




"C'est chouette hein cette étape de préparation ?" a écrit Mamina sous un post précédent.
Oui.
La préparation, c'est déjà le voyage.
Je mesure ma chance, et tout prend sens.
La vente de la maison, qui me donne les moyens de partir, alors que les fins de mois sont tendues.
Le refus de la bourse pour l'Irlande, qui me laisse le temps de ces vacances pour réfléchir tranquille et m'organiser.
Visionner ces trois vidéos pour choisir a place to stay in SFO,
ça a été un pur moment de grâce,
une joie intense.
Je ne me réjouis pas seulement de partir, d'aller aux Etats-Unis,
de voir ces merveilles, de marcher dans une pub, ou un film de John Ford.
J'ai aussi le cœur heureux à l'idée de vivre cette expérience avec mes fils,
d'avoir été capable de leur permettre de réaliser ce rêve.

Hôtel California #3

Ça commencera à New-York
hébergés chez un copain
en plein Manhattan...

Un coup d'ailes jusqu'à San Francisco.
En priorité on choisit des AJ.
C'est moins cher, c'est bien pour rencontrer des gens,
faire la cuisine ensemble...
En revanche, à trois, on évitera les dortoirs, une chambre privée est souvent plus avantageuse.

A votre avis,
j'ai opté pour laquelle ?