Refermer sans heurt la
parenthèse.
Encore un kilomètre de sac, pour rejoindre la
gare routière.
Prendre le temps de rentrer aussi lentement
qu'on a marché.
Là où on est.
Sans retourner prendre l'avion au point de départ.
Voir changer les paysages
et traverser des villes
la nuit.
Ultimos caldo, pulpo y caña...
Quelques nouveaux passagers en cours de routes.
Mais à la correspondance de San Sebastian, c'est le rush.
Jusqu'à Clermont le lendemain à 7.00 du matin, vingt heures de trajet, que j'ai adoré.
Je n'aurais pas supporté d'avoir à courir, être téléportée chez moi.
La dernière partie j'entends mes compagnons de route respirer, tousser, et les petits enfants pleurer.
C'est de la vie.
La vie de gens modestes qui ne prennent pas l'avion.
J'y pense.
Je pense à ce virus et je suis contente que personne ne soit venu s'asseoir à côté de moi.
Je décide de ne pas retourner à Embraud samedi prochain. D'attendre un peu, par prudence.
Pourtant le lundi je serai à l'école, pour cette étrange semaine qui nous verra basculer dans une autre dimension.
1 commentaire:
merci merci merci
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