vendredi 11 juillet 2014

Le son continu

C'est plus St Chartier,
C'est toujours à Château d'Ars (tout près de la Châtre)
c'est le Son continu (sans e, comme un bourdon...)
et j'y suis bénévole jusqu'à mardi matin...

Viendez nombreux, c'est plus aussi cher, et faut pas qu'il mourre...






jeudi 10 juillet 2014

Hôtel California # 8

Grosse déception !
Impossible de monter dans la statue de la liberté, en tout cas dans la couronne.
C'est complet, il fallait réserver pfff.... bien avant.
Le piédestal ne nous dit rien,
on va se contenter du ferry gratuit qui permet de circuler et de la voir.
Les enfants sont d'accord, et on a convenu qu'on le fera de jour et de nuit.

On veut visiter plein de quartiers,
assister à un match de base-ball (pas tout entier,  c'est très long, et on n'y comprendra rien de tout façon),
voir Times Square et monter en haut du Rockfeller center,
faire du vélo dans Central Park,
aller à la plage avec les New-Yorkais,
prendre les bus à impérial qui te droppent et te récupèrent où tu veux,
se balader sur la High Line (merci Sylvain les bons tuyaux..)
et prendre le funiculaire... enfin, ce ne sont pas les idées qui manquent.
Je me tâte juste encore pour la comédie musicale à Brodway : mes dobermans ne veulent pas venir...
On verra bien.
Il me reste à acheter mes dollars, un adaptateur pour les prises électriques.
La carte des USA pour le GPS coûte 50 €, c'est-à-dire le prix de l'engin dans un Wallmart, alors on en achètera un sur place, avec la glacière.
Pour le reste, on verra bien.

La grossitude, ça n'existe pas... #1

C'est venu par hasard.
Mais je ne crois pas aux hasards.
Je cherchais un truc sur internet, et je la vois en haut de la page du moteur de recherche : psy/hypnose/limoges...
Absolument rien à voir avec ma requête.

Juste au moment où j'avais accepté d'être ce que je suis, et décidé de ne plus me battre contre moi-même ou mon image.

J'ai cliqué : thérapie courte, spécialisée dans les addictions.
Je m'étais pourtant juré deux ou trois choses : plus jamais de régime, plus jamais de psy (et pas de mec qu'il faille changer pour qu'il rentre dans mes clous).
J'avais déjà tenté de travailler avec un membre du GROS. Je n'étais pas depuis cinq minutes dans son cabinet, à expliquer que je voulais retrouver la faim et la satiété, qu'elle me sortait de son tiroir un plan de chrono-nutrition avec 70 g de fromage le matin (gloups) et 4 noisettes à 4h.
Bref, de bullshit en aiguilles, je n'y étais pas retournée.

Pis comme au quotidien j'ai l'âme ravie d'être en vie, et que grosso modo, j'ai décodé à peu près tous mes symboles, sans que ça change quoi que ce soit quand j'ai la main dans le placard et que les enfants de mon psy ne sont pas mieux que les miens, je me suis libérée une bonne tranche horaire le mercredi après-midi.

C'est bon, je sais que j'ai dû être sevrée brutalement après les émeutes en Algérie, que ma mère avait perdu une petite Colette à la naissance pile-poil un an avant la mienne, que son accident de voiture a irrémédiablement fait basculer ma vie du côté obscur, que je suis passée directement de l'enfance à l'âge adulte sans pouvoir me payer le luxe d'une crise d'adolescence, que mon père avait eu une famille et quatre autres filles avant nous, qu'une nuit j'ai appelé mes parents pendant des heures mais qu'ils étaient partis regardé la télé chez la voisine, et qu'une autre fois, quand mon oncle me gardait, il m'a fait asseoir sur ses genoux pour jouer à touche-pipi.

Je sais qu'il y avait des antécédents de désirs incestueux dans la famille de ma mère.

Angoisse de mort, angoisse d'abandon, peur de manquer, insécurité.
OK.
Roger.
Affirmatif.

Mais dans la tête de la petite fille que j'ai été,
il y a toujours ce souvenir terrible, cette image angoissante dont je voudrais savoir la suite.
Et dans la bouche de la femme que je suis devenue, il y a toujours un petit peu trop de nourriture.
Et sur mon corps trop de chair à porter, qui me gêne quand j'ai envie de bouger.
Et j'ai beaucoup, beaucoup envie de bouger.
Tout le temps en fait.
Et ce poids qu'il faut porter à vélo ou à pied, ça compte quand même.

Alors j'y suis allée.
On est allé droit au but. Pas question de me refaire le coup du divan.
Oui, mais pas question non plus de m'hypnotiser pour retrouver la fin de mon souvenir.
C'est déontologiquement interdit, parce que trop souvent, ça induit un réminiscence qui n'existe pas.
Et moi, justement, je voulais savoir ce qui relevait du fantasme ou de la réalité, c'était pas le moment d'aller m'en rajouter une couche.

Alors j'ai dit, d'accord, on en parlera la prochaine fois.
Et elle m'a répondu que j'apprendrai à me prémunir du désir des hommes sans être obligée de dresser une barrière de chair.
Elle m'a dit que quand on a une addiction, ça correspond à un besoin. C'était la première fois que j'entendais ça. Elle m'a donné des exercices étranges : ne rien changer, ne rien m'interdire, juste m'observer gentiment et noter ce qui se passe, à quel besoin ça peut bien correspondre de manger en dehors de la faim.
C'est pas ben facile.
Mais toujours plus simple que de remplir mon coffre de beaucoup de nourritures interdites,
pour que la petite fille soit rassurée à hauteur de sa peur. Arrivée au supermarché, j'ai pas su quoi acheter...

C'est pas grave, j'ai le temps, le prochain rendez-vous c'est après les Etats-Unis.
Pour le coup, je vais être confrontée au gargantuesque,
et pouvoir gloutonner à l'aise
dans un milieu non hostile aux gros...
Où j'ai mis mon carnet déjà ?





mercredi 9 juillet 2014

Avant, j'avais un vrai métier...

Je suis devenue enseignante pour les vacances.
C'est clair ça au moins ?
Faut que je range mon bureau.
Oui, moi la major de concours, la bien notée,
j'ai passé le concours pour perdre deux tiers de mon salaire pour avoir les vacances scolaires.
Et lundi, j'ai réalisé :
huit semaines.
Huit longues semaines devant moi.  
Faut que je range mon bureau.
La première déjà bien entamée,
mais pas par de la rempile de stage de remise à niveau ou d'heures à rattraper à la maison d'arrêt.
La semaine dernière, avec ma collègue, on a rédigé notre bilan.
Malgré la galère des frais de déplacements, on a vu qu'on avait bien travaillé.
On est partie l'esprit tranquille.
Moi, pas tout à fait :
faut que je range mon bureau.
Mais vendredi, j'ai fait un truc un peu fou,
je suis partie après le travail, et j'ai dormi à Saint-Etienne, chez une copine de blog.
Le lendemain, j'ai continué vers le sud,



parce qu'on fêtait l'anniversaire de ma tata pin up



j'ai vu mes cousins, mes cousines, c'était joyeux
heureusement après 8h de route
je me suis baignée


Retour le dimanche.
C'est fou,
mais c'est vacances.
Longue autoroute, après Clermont ils vont bientôt ouvrir Ikéa
je prends les chemins de traverse.



Depuis mon retour je glande, je jardine, je lis, je réalise que...
huit semaines.
Dont quatre aux Etats-Unis.
Je profite.
Faut que je range mon bureau.
Mais ce soir, je suis invitée pour rompre Ramadan.
Alors là, je vais dîner.
Peut-être que je rangerai mon bureau demain ?
Ah, mince, non !
Je dois finaliser mon passe NYC et acheter mes dollars.
Huit semaines quoi...

Edit : les trois premières photos sont de mon petit-cousin et mon tonton. La dernière c'est Chambon-sur-Voueize, troisième plus beau village de France d'après la télé, c'est nous qui l'avons : vacances en Creuse, vacances heureuses ! (vacances ailleurs, vacances meilleures)

mardi 24 juin 2014

Tous les chemins mènent à Rome

L'année dernière, c'était aux Pays-Bas.
Cette année, en région parisienne.
On s'est retrouvées comme si on ne s'était jamais quittées.
On s'est baladées sur les traces des impressionnistes,



(j'ai pas trouvé de tableau avec la Défense...)




on a exploré le parc du château de Versailles à bicyclette.








Le Trianon











Le hameau de la Reine


On a aussi essuyé un sacré orage de grêle...



C'était le week-end de Pentecôte.
On a parlé d'un peu de tout, feuilleté l'album photos de Catherine.
J'ai rapporté des plantes pour mon jardin : un pélargonium, des phlox, des asters.

Depuis, Trudy est rentrée chez elle, puis repartie en pédalant
pour rallier Rome, depuis les Pays-Bas.
J'attends de ses nouvelles, je pense à elle tous les jours.
Ça me fait penser à Mange, Prie, Aime.
C'est sûr, moi, j'irai pas à Rome,
mais j'ai acheté un panier pour mon vélo.
Et ça le fait.

Fête de ma musique

La grossitude n'est pas qu'un handicap vestimentaire ou esthétique,
un empêcheur de pécho en rond,
c'est aussi un empoisonneur de souvenirs,
surtout quand on n'a pas opté pour le bon combo fringues
et qu'on a oublié le chouchou dans les cheveux.
Se voir de dos quand on est grosse, je crois que c'est la pire torture qu'on peut s'infliger.
Seulement voilà,
youtube pour youtube,
c'est comme qui dirait foutu pour foutu....

Et une fois intégrée l'idée que, de toute façon, tout le monde me voit comme ça tous les jours,
comment résister à ce à moment de joie ?
Un souvenir léger, qui tourne et s'envole sur les airs du temps.
A l'initiative de Caro et Laurent, de Passe à ton voisin,
deux flashes mob dans des galeries commerciales,
avec un petit prolongement place du marché.
Un samedi de soleil qui a très bien commencé.





Plein de petits détails me font sourire : les bébés dans le dos, dans les bras, les caddies pleins, le directeur de Carrouf qui mitraille avec son portable, la vielleuse accroupie, les jupes qui tournent, les musiciens au milieu des danseurs.

Edit : pour conclure l'atelier bi-mensuel de Passe à ton voisin, un bal trad' à la salle des fêtes de Saint Fiel, à 3km au nord de Guéret, ce mercredi 25 juin.
Rendez vous dès 19h, pour partager un buffet avec ce que chacun aura apporté.
Le bal est animé par Laurent et Caro, soit le Duo Eva.
Tout le monde peut venir, c'est gratuit, et je m'attacherai pas les cheveux.

vendredi 20 juin 2014

Un bout de chemin


Ils arrivent, ils ne parlent pas un mot de français.
Et puis, plus vite qu'on ne croit, vient le moment de se séparer.

Recto



verso



Si vous avez l'occasion de (re)voir ce film.......qui me fait toujours pleurer.