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samedi 23 mai 2020

To Limoges and back


Ouh là là !
Presqu'une semaine que je suis rentrée de Limoges (sans contrôle des plus de 100 km) et je retrouve ces photos de plusieurs de mes promenades préférées.

Les jardins de l'évêché.






Le parc de l'Aurence avec ses entrées parfois un peu secrètes.








Avec une saveur particulière, parce que j'y étais en compagnie de Franzouski, Maiia et Vanioucha.
On peut dire que j'y ai repris une vie,
mon fils m'a serrée dans ses bras, j'ai bisouillé Vania plein de fois.
Se toucher ou s'embrasser est devenu une décision que l'on prend ensemble.
Eux n'ont pas peur, pas de risque spécial, jeunesse éclatante.
Moi non plus je ne suis pas effrayée, si ce n'est de contaminer une personne vulnérable,
ou que mes enfants se sentent responsables s'il m'arrivait quelque chose.

Je ne saurais vivre sans contact de toute façon.
Je crains plutôt le tour que prennent les choses, la population qui courbe l'échine d'un côté,
l'explosion des théories complotistes de l'autre,
quand il faudrait juste être vigilant sur une gouvernance erratique et les faramineux intérêts financiers des laboratoires pharmaceutiques.
Dans un pays où le président prend l'avis de Jean-Marie Bigard ,  la réouverture du Puy du Fou devient une priorité, et le mensonge d'État une stratégie sans complexe, je me sens très mal à l'aise.

Mais je n'y ai pas trop pensé,
occupée que j'étais à cuire des douceurs pour mon garçon qui avait une envie de gaufres et de cookies à la farine de châtaigne.
Un goûter partagé à quatre,
le babillage d'un enfant qui te réveille,
le tac tac de ses pieds sur le parquet,
quoi de meilleur ?



mardi 24 décembre 2019

Des jours tranquilles à Limoges

Ce matin, c'est simple, je me sens fière.
De moi.
Pour une petite chose : avoir loué cette chambre d'hôtes, l'Ephémère, à Limoges, où j'avais déjà résidé il y a quatre ans.
Au départ, je voulais à la fois voir Franzouski et sa famille, à laquelle s'ajoutent les parents de sa femme, venus de Russie, mais un peu de tranquillité aussi, du temps et un espace pour écrire, réfléchir.


Et puis le Kid a dit qu'il aimerait bien venir aussi, mais qu'il ne savait pas où dormir.
Alors, Katia, la propriétaire du lieu, a ouvert et garni le canapé confortable du salon.
Hier on a discuté tranquillement dans ce salon, pris le petit-déjeuner ensemble..
Et ce matin, j'y étais seule, toujours bien dorlotée...


Le Kid et Franzouski sont partis chez un copain où ils ont passé la nuit.
On se retrouve tout à l'heure pour préparer les repas de Noël ensemble.
Et j'ai jonglé que vraiment, c'était une bonne idée cet investissement.
Le meilleur cadeau de maman que je pouvais leur faire.
Franzouski a besoin de prendre l'air,
et la compagnie de son frère, les petits entraînements sportifs à deux,
les conversations de garçon, ça fait du bien à tous les deux.







jeudi 23 juillet 2015

Cela commence par un peu de chagrin, l'Amérique # 8 Children love list



La période de sevrage est déjà bien entamée.
N'étant à la maison qu'en pointillés,
je ne suis déjà plus chez moi.

Fini le temps des vases communicants,
celui où le panier de linge se vidait seul
tandis que le frigo se remplissait par le même miracle.
J'ai pas mal lâché prise,
bien que ça me démange.

Aujourd'hui les boys ont signé sans moi leur contrat de coloc,
et commencé à décidé de l'emplacement des meubles dans leur nouvel appart.
Je leur souhaite bon courage pour trier le boxon de Franzouski.





Je crois avoir fait tout ce qu'il y avait à faire.
A part ma liste des dix choses les plus importantes à leur dire.





1. Je vous aime et je suis fière de vous. Même quand c'est tendu, je vous aime et je suis fière de vous.




2. Faites-vous confiance.

3. Comportez vous en mensch, en gentlemen. Soyez respectueux des autres et de vous-mêmes, soyez élégants dans votre comportement. Ne mettez pas sans arrêt vos couilles dans la conversation, c'est agaçant.

4. Faites ce que vous pensez être bien, respectez les règles, non parce qu'on vous les impose, mais parce qu'elles nous aident à vivre ensemble.

5. N'attendez rien en retour.

6. Acquittez vous au fur et à mesure de ce qui doit être fait. La procrastination est source d'angoisse. Commencez par ce qui vous rebute le plus. Je sais que c'est difficile à croire, mais vous vous sentirez libres et légers. Agissez sans autre délai que celui de la réflexion.

7. Coopérez entre vous. Si vous ne pouvez pas compter l'un sur l'autre, sur qui pourrez vous compter ?  Et justement, ne comptez ni vos gestes, ni vos pas. Sans fraternité et solidarité, tout est plus dur.

8. Ne gaspillez pas  : l'argent, la nourriture, le chauffage, l'eau, l'électricité, mais aussi votre temps et votre énergie, à vous engueuler pour tout laisser traîner.

9. Soyez autonomes et responsables. Tous nos choix ont des conséquences pour nous et pour les autres.
Celui de la satisfaction immédiate n'est que rarement le bon...
Mais la vie est faites de ces choix, ne craignez pas de les opérer. Si vous vous trompez, ce n'est pas grave : assumez les conséquences, ajustez-vous et agissez de nouveau.

10. Sachez demander de l'aide.

mardi 7 juillet 2015

Final countdown

Le compte à rebours a commencé
samedi dernier par un déjeuner avec Angélique (et son mari), ma collègue qui rentre de Louisiane.
Une chouette rencontre :
j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur elle.
J'ai maintenant un hébergement pour mon arrivée à Lafayette,
une vaillante Chevrolet,
et un carnet d'adresses de cadjins au grand cœur.


Dimanche j'ai déposé de petits bouts de ma vie
dans une grande malle
qui restera un an ou deux dans le grenier d'une amie.

Les boys trouvent que ce n'est pas assez :
ils auraient voulu se débarrasser de tout ce qui me concerne.


Il faut bien le dire,
l'ambiance avec mes fils n'est pas au beau fixe.
C'est à la fois normal et triste.
J'aurai voulu passer du temps avec eux avant de partir.
Mais je les emmerde.
C'est peut-être la facture de ma décision,
c'est peut-être normal.
Ils n'écoutent rien, n'anticipent pas davantage, et n'écoutent aucun conseil
puisqu'ils continuent à compter sur moi pour tout et n'importe quoi.

Alors, j'ai noté toutes les informations importantes dans un carnet que je leur laisserai.
Maintenant que le départ approche,
il est peut-être tout simplement temps que je m'en aille
pour que chacun respire un peu,
y compris, de temps en temps, le nez dans son caca...

Pour le permis de conduire le code du Kid
j'ai lâché prise et passé les dépenses déjà engagées par pertes et profits.
Je m'en lave les mains, ça lui fera les pieds.
Puisque je suis laxative,
je ne me gêne plus : black out sur l'uber mama taxi...
Si tu avais ton permis, je t'aurais prêté ma voiture.
Comme toujours depuis 20 ans,
son père brise ma grève....
Mais c'est pas grave puisque c'est lui qui reste avec eux !

Heureusement, après une désolante année 
il est désormais bachelier,
au ras des pâquerettes, mais du premier coup
une chance qu'il n'y ait pas de justice...

Depuis la publication des résultats ce matin, 
c'est vraiment le final countdown...

5
Déménagement de Franzouski
Dîner d'au revoir avec mes fidèles camarades de promo

4
Quatre jours de bénévolat au catering du festival Le Son Continu
(mais cette année je dors en dur...)

3
Retour pour louer le camion de déménagement des boys,
me faire remettre d'équerre par l'osthéopathe
gérer l'assurance...
remplir le frigo
et sûrement me retaper la palabre avec la CFE et la MGEN qui n'ont toujours pas réglé mon dossier...

2
Trois jours pour moi toute seule à une heure de la maison (et des boys)
mes seules vacances avant longtemps



1
Fête de l'été à Embraud


0
13.55 le mardi 28 juillet
Fly away...
Loup y es-tu ?
Dans le bayou...

samedi 28 février 2015

Pâte à sucre

Atelier cake design chez ma cousine.
A partir de muffins.
C'était la première fois que je travaillais la pâte à sucre,
j'ai bien aimé.
C'est très agréable.
Super idée en collectif en plus.
En revanche, seule,
je me lancerais plutôt sur un gâteau volumineux,
et avec un peu de crème à l'intérieur,
sinon, c'est trop de sucre.
(De toute façon, c'est si joli,
après on n'a pas envie de les manger).



Moi j'ai fait celui avec des pâquerettes 
(j'avais envie de printemps)
 le tissage jaune/orange,
et le smiley.
On ne pouvait plus m'arrêter....


jeudi 23 octobre 2014

Bad waves mood

C'est dur.
Faut serrer les dents.
Attendre que ça passe.
C'est la scoumoune, la série sombre.

Je m'étais fait tout un petit plan.
Ces vacances, tu ne pars pas, tu fais le tour des placards, des armoires, des tiroirs.
Tu tries, tu ranges, tu déchètes et tu donnes.
Un an après mon emménagement, je me faisais une fête de boucler la boucle,
de préparer un album avec mes photos du chemin,
et un autre avec celles des Etats-Unis.

Mais après une rentrée plutôt joyeuse,
ça a commencé.
Les tracasseries administratives de tout bord (à commencer par le mien),
l'accident de Franzouski


le chat qui fait pipi sur son ordinateur portable
la tondeuse qui rend l'âme deux mois après la fin de la garantie,
une Bosch, que personne ne veut réparer,
la CAF qui finalement versera chaque mois 60 € de moins que prévu par la simulation,
Franzouski qui n'a pas retrouvé de job,
le Kid qu'une douleur persistante et inexpliquée empêche de faire du sport depuis la rentrée
(et qui prépare un bac option sport avec entrée prévue en Staps...)
jusqu'à ma tasse souvenir de San Francisco malencontreusement explosée par ma collègue le jour de la sortie,
le stage de rentrée épuisant dont je récupère à peine,
et
cherry on the cake : la grippe ...
J'ai beau tenter de penser positif,
Franzouski sain et sauf
finalement la voiture réparée (1000 € au lieu de 2000...)
et l'assurance pour le portable (franchise 130€),

la perspective de devoir serrer encore les dents au moins deux ans,
non seulement sans partir en vacances,
mais à devoir carrément bosser pendant celles-ci,

me réveille de nouveau au petite matin,
les poings serrés, l'estomac noué jusqu'à la nausée.
Quant à ceux qui m'interrogent sur la fin programmée de la jachère affective,
pour faire court,
je n'imagine pas qui que ce soit sous ma couette.
Et qui que ce soit est sur la même longueur d'onde apparemment...


dimanche 14 septembre 2014

Été indien

Le temps s'étire
quand on choisit de vivre plus lentement,
de ne pas travailler pendant deux jours,
en mode week-end.
Cueillir les dernières tomates,



écosser les haricots du marché,




allumer -une dernière fois ?- le barbecue,



s'asseoir ensemble dehors,
dans un soleil plus léger qui sent déjà l'automne (et pas mal les sardines...).
Pour un peu de lumière en plus....


jeudi 17 juillet 2014

Une certain idée du bonheur

La porte de l'office était ouverte sur le jardin.
Il avait ouvert le parasol,
et je les entendais mettre la table.
Il avait oublié de mettre les brochettes de poulet tandoori sur le barbecue,
le feu était mort, on les a finies dans le four, 
en compagnie des légumes qu'il avait coupés en cubes le matin même. 
Comme il avait eu la main lourde sur les épices, ça arrachait un peu, 
j'ai préparé de la semoule et du melon.
Mon regard s'est posé sur le fenestron, le parasol déployé, la ligne des arbres.
On s'est assis en riant.
Elle nous racontait la Russie.
A la fin, il restait de la semoule, on l'a mélangée avec le reste des légumes
et j'ai rajouté une cuillère de mon pesto qu'il adore.
On a mis cette petite salade dans une boîte, parce qu'aujourd'hui, ils partaient au PAL dans sa voiture,
avec son frère.
On s'est dit qu'on était drôlement bien là ensemble,
après ces années difficiles.
J'ai compris que c'était le bonheur.



mercredi 18 juin 2014

Shit day

Aujourd'hui, c'était vraiment une journée de merde.
7h20 sms de mon fils, en route pour son bac de français, "Isis s'est fait percuter par une voiture".
Je m'habille, je sors, elle est là raide morte sur le bas-côté.
Sanglots.
Elle ne viendra plus se blottir contre moi en ronronnant, le soir dans le fauteuil.
Je suis désolée aussi que ce soit lui qui l'ait trouvée.
J'appelle le cantonnier. J'ai pas envie de l'enterrer, et pas envie non plus qu'elle reste là.

9h00 Bonne séance à la maison d'arrêt, mais j'ai deux élèves un peu fatigants en fin de matinée. Un qui me parle comme si j'étais sourde, l'autre à qui il faut expliquer que je ne tutoie personne et que personne ne me tutoie.
Et puis la classe est d'une saleté chaque semaine plus évidente. Les PC sont recouverts de poussière.

11h30, je réclame un chiffon, je nettoie, et les tables aussi. Derrière les ordis c'est noir et collant. Je rapporte le tout à l'auxi, qui m'engueule, vu qu'il sort dans 8 jours et que le lavabo a débordé cette semaine et qu'il a dû éponger. Bref, j'écope.

12h00 A la sortie de l'épreuve du bac, Victor Hugo doit faire des loopings dans sa tombe. Mais mon fils semble avoir assuré. En tout cas un peu mieux que les illettrés qui, sur Twitter, taillent un costard en jersey à ce misérable poète de la Rome antique...






14h00 J'y retourne. Dans la détention, le surveillant se barre énervé, je ne sais pas pourquoi. Mais une heure après, je repars très agacée, et sans avoir vu aucun détenu. Une heure d'argent public dépensé pour rien. J'ai eu le temps de corriger le texte que m'avait laissé un élève ce matin. J'ai eu bien le temps même.
J'ai besoin d'un câlin. Un gros.

15h30 Je m'en remets une couche : je passe à la MAIF, qui doit rembourser une dent à mon fils aîné. Un vieux sinistre du temps où il était au collège, et qui attendait de se solder avec une prothèse définitive à l'âge adulte. Souci, moi j'ai un dossier, eux non. Ça fait trois fois qu'on y va, aujourd'hui les lignes bougent vraiment : le régleur me promet une solution dans ... trois semaines.
Le temps de retrouver le dossier.
Qu'ils cherchent depuis avril.
C'est quand déjà l'échéance de TOUS mes contrats ?

16h00 L'orage s'annonce. "Tu peux rentrer le linge en vitesse ?"
"Non, je trouve pas mes chaussures."
Arrgh !

C'est donc une journée de merde, une vraie.
Et il faut que je me trouve d'urgence 3 kifs avant ce soir, 
si je ne veux pas me coucher contrariée.

Partager un moment avec G., qui vient de décider de partir quelques jours en juillet sur le chemin de St Jacques. 
Prêter ma vielle d'étude, qui n'a pas vu le jour depuis deux ans, à N. qui a envie de commencer.
Cueillir la première salade du jardin. Enfin, la première que les limaces n'ont pas boulottée...



Mais maintenant le soir s'annonce,
la première soirée sans elle.
Je ne suis plus fâchée, mais je suis triste.



mercredi 12 mars 2014

Le mercredi, des fois, c'est yummy aussi # 19

Le deuxième meilleur jour de l'année,
après celui où on respire enfin à laisser la porte du jardin ouverte toute la journée,
c'est quand on peut enlever ses chaussettes,
et se dire que ce sera comme ça jusqu'en octobre.



C'est quand je demande à Franzouski de rentrer les quatre planches que je viens d'acheter
et qu'il me répond : "Je pourrais avancer la voiture non ?".
Que, pour la première fois, 
je lui tends les clés de Berlingo chéri.
Et que je réalise que, oui, il a vraiment eu son permis vendredi...
(Et que je prends sur moi pour ne pas l'espionner pendant qu'il manœuvre dans la cour.)


Et c'est aussi quand,


mes séances de lecture marchent vraiment bien avec les voyageurs.
Juste, aujourd'hui,
j'ai fabriqué cette fiche 



Et j'avoue, j'ai eu un doute ...
confirmé pendant la séance.
On arrive à la dernière illustration.
Il la barre au crayon, et il me dit : "Ah non, je n'écris pas ça !"
J'étais occupée à aider son cousin, qui suait à grosses gouttes sur un autre texte où il fallait élucider des reprises anaphoriques.
Je me retourne.
Il insiste : " - Celui-là, c'est vous qui l'écrivez.
- Ok, mais vous trouvez le mot dans le texte et vous me l'épelez."

Dans le deuxième exercice,
il faut compléter le texte de closure avec les mots du premier.
Rebelote.
Je lui dis : "Bon, j'écris, mais vous m'épelez. Moi je m'en moque, je n'ai pas peur".
Alors il me reprend le crayon, et il écrit D-I-A-B-L-E.
Au moment de partir, il prend un feutre.
"Je vais le recouvrir, qu'on ne le voit plus."
Je vois bien qu'il n'a pas l'intention de repartir en cellule avec celui qu'il ne faut pas nommer.
Alors je prends les ciseaux, je découpe, et je lui dis :"Mettez-le à la poubelle".
Et lui, il retrouve le sourire, et il range dans sa pochette plastique, la feuille rognée.
Vade retro, Satanas !

samedi 15 février 2014

Salade russe #7


Le coca-cola russe, à base seigle fermenté (prononcer kvass)
Elle fait une soupe froide avec ça, c'est assez tasty,
en tout cas Franzouski adore.

Hier, j'ai passé la meilleure Saint-Valentin de toute ma vie,
mais pas la plus écofriendly.
En fait, c'était pas la mienne, 
mais celle de Franzouski.
Ils ont squatté la cuisine pour se préparer un petit dîner d'amoureux, 
et se sont concocté des sushis (home-made, avec du Philadelphia, c'est pas mal)
un petit dessert  (sur mes conseils : base dacquoise, crème patissière détendue à la chantilly et fraises...)
Dans la maison ça sentait le riz, le vinaigre et la vanille.
Ils ont sifflé une bouteille de Jurançon...
Je me suis éclipsée à la piscine, comme tous les vendredis,
puis en haut, 
parce que j'ai trouvé ça vraiment craquant,
(alors que pour moi tout ça c'est bullshit...)

dimanche 9 février 2014

Salade russe #6

Il y a une fille dans ma cuisine.
Elle fait du bortsch,


et des muffins à l'orange.


Pis des fois, elle fait du repassage aussi.

mercredi 29 janvier 2014

Salade russe # 5

Cette fille,
c'est du soleil dans ma maison.


Bon,
le début de discussion sur les rôles respectifs de l'homme et de la femme dans la famille m'a un peu laissée,
comment dire ,
hum,
perplexe...
Mais je l'adore.
Et j'aime avoir une fille chez moi.

lundi 27 janvier 2014

Et d'dans !

Trois heures de route.
La Sologne, le pays de Gaston Couté.
La radio, bon signe, j'entends ça :


LA DERNIERE BOUTEILLE BERNARD LAVILLIERS par criolla123

Un stage de rondes à danser bretonnes, avec Roland Guillou,
un de ces deux Roland là :


Le soir, dîner tiré du sac,
enfin surtout du sac des autres...
puis
 joute chantée.


J'étais surtout venue pour ça,
j'en n'avais jamais vue.
Deux équipes qui s'affrontent, c'est drôle, brillant.
Les chanteurs, c'est pas n'importe qui.

Allez, je retombe amoureuse !
Ah non, pas ce soir ma fille, tu es encore dans ton année d'abstinence, souviens-toi ...
N'empêche que,
après dix mois de réflexion,
en réfléchissant à ce qui fait battre mon cœur,
la barre est désormais placée très haut :
fumeurs - pas danseur - pas chanteur - pas marcheur
s'abstenir...
(adeptes du futur proche tambien)

Charles Quimbert

Roland Brou et Eric Courville

Catherine Perrier, The one....

Pour la nuit, la très active et très accueillante association Trad'amuse
m'a trouvé un hébergement du tonnerre,
chez un couple de maires...
Le seul de France...
Ils se sont rencontrés en cours de mandat.
Fin de soirée délicieuse en bonne compagnie.
Trois heures de route retour, sans ennui.

dimanche 19 janvier 2014

Week-end plus size # 4

C'était à la fin du bal,
je regardais les derniers pieds qui tournaient sur le parquet.
Et je me disais que j'avais passé une bonne soirée.
Bonne compagnie.
Bons danseurs.
Bon public.

C'est la deuxième fois qu'on me demande de chanter ici.
En  vertu du principe qui veut que nul ne soit prophète en son pays,
ça faisait une paire d'années que je ne le demandais plus
vu que j'en avais marre de me prendre des vents.
Je préfère d'habitude chanter sous d'autres cieux,
en terre bourbonnaise ou berrichonne,
plus hospitalières à la chanteuse a capella.
Mais je viens toujours danser quand je peux,
et là, on m'a demandé gentiment,
j'avais envie,
et j'ai goûté, une fois de plus,
à cet échange d'énergie entre le chant et la danse.
J'ai aimé le son des pieds sur ma voix,
j'ai aimé leur effort dans les chants à répondre,
j'ai aimé tenter la valse à cinq temps que Patrick Bouffard m'a coachée.
J'ai aimé que Chantal me propose de chanter un rond avec moi la prochaine fois.
Franchement,
je préfère toujours chanter seule, être autonome,
interpréter l'histoire comme je la vois dans ma tête.
Mais là,
ça m'a semblé un partage évident. J'ai dit oui, et aujourd'hui, je lui ai envoyé le morceau.

Deux touts petits bémols,
qui ne m'ont pas fait bouder mon plaisir,
le premier pas sexy : en attendant la fin de mon implant,
ma dent me manque vraiment, mais alors vraiment, pour chanter...
Et le deuxième pas souriant : une femme qui est venue me dire sur un ton peu amène, que les chansons étaient vachement sexistes... ben oui, ça parle de cul.
Le sexe est-il sexiste ? Maintenant je m'interroge. C'est malin !



Couchée à 2 heures donc
- quand je pense que MA résolution pour 2014 c'était de me coucher plus tôt, même le week-end,
je ne suis pas sur la pente ascendante -
je suis partie tôt ce matin pour tester un nouveau créneau de piscine,
calé avant l'ouverture au public.
Le créneau ... senior...
Ouai m'sieurs-dames, vous avez bien lu.
Ça commence à 50 ans,
et je me suis dit, il faut bien avoir quelques compensations à avoir basculé de l'autre côté, non ?
Comme une piscine privée par exemple.
Mais ce n'était pas franchement le cas. Il y avait beaucoup de monde, et que des vieux en plus.
Des vieux comme moi, et plus si affinités.

Cependant, c'est un créneau qui présente des avantages :
- on a toute la journée devant soi en sortant ;
- il n'y a que des nageurs, pas de plongeons intempestifs ;
- je peux prendre mon temps en sortant, parce que la piscine ne ferme pas juste après mon shampoing.
Bon bilan.


"- C'est quand la date limite pour ton TPE (aka Travaux soit-disant personnels pas tellement encadrés qui comptent pour le bac) ?
- Chai pas ... Y nous ont pas vraiment dit...
- Mais vous avez terminé ?
- Pfff, on a pris un sujet beaucoup trop dur. Il y a des filles en SES comme nous, qui ont les fonds marins, le pop art, les accros au téléphone. Mais nous on a Monnaie, banque et crise...
- Ah, mais c'est un bon sujet ça pour une section éco.
- Ouai, mais c'est trop difficile.
- Bah, du moment que vous n'avez pas fait 1. la monnaie/2. les banques/3. la crise..
- Euh, ben si, c'est ce qu'on a fait... Les profs ont dit que c'était bon.
- Mais c'est n'importe quoi. Quand on parle d'un bateau, on ne fait pas le ba et le teau. Ok, tu reviens avec la date exacte, et vos trois parties sur une clé USB, on travaille ensemble dessus, il vous restera à faire la note de synthèse, la biblio et la préparation de la soutenance."
Donc, cet aprèm, je m'y suis collée avec lui.
Sur sa partie, je dis pas ça parce que c'est la chair de ma chair, mais ça allait encore.
Après j'ai lu la partie du copain, sur laquelle, en passant la souris, apparaissent tous les liens wikipédia...
Et les meilleurs morceaux pour la fin, même pas en français d'France ou alors traduits d'une notice Ikea par Google Translator...
Les toutes premières banques apparut 3000 ans avant J.-C. les premiers prêt, placement fut en Mésopotamie. (...)
Tout d’abord une économique est événement brutal de la situation économique. Le secteur peut concerner une étendue d’une seule région pendant une période rapide, jusqu’à l’économie mondiale pendant quelques années. (...)
La crise des Subprimes est un impact sur le domaine immobilier à risques qui touche les Etats-Unis en à partir de juillet 2007.Après cela va devenir une crise financière de 2007 à 2011, ainsi le krach de 2008, ces sont les deux étapes d’une crise financière qui après donnera une récession touchant toute l’économie mondiale. (...)
Ici les prêteurs vont en quelque sorte donner des taux d’intérêts moins préférentiels qui vont être plus accessibles pour des gens venant d’un milieu modeste qui eux vont avoir des charges assez faibles pour le démarrage du coup après les acheteurs ont accès à leur maison. (...)
Du coup les gens qui ont empruntés doivent rembourser au plus vite leur prêts mais les charges de remboursements augmentent au fil du temps du coup ils ne peuvent plus remboursés et voilà comment les établissements ayant prêtés cet argent vont se retrouvés en difficulté ce qui va créer la crise et cela va donner la perte des biens des emprunteurs.

Bon ben du coup
on a refait le plan
et il est bien calé sur la création de la monnaie par le crédit et ses conséquences en termes de dettes publiques et privées
ça c'est fait
du coup
je vais avoir des soirées chargées cette semaine
surtout que
du coup
j'ai pas du tout terminé mon boulot...

dimanche 12 janvier 2014

Week-end plus size # 3

Il est fort en câlins.
Il a de grands bras rassurants.
Il sait rester immobile et silencieux quand je me colle contre lui.
Je sens mon cœur battre contre sa peau, ça résonne un peu même, parfois.
J'aime ses courbes douces, qui arrondissent sa silhouette. Ces rondeurs me rassurent,
et quand je m'y blottis, il me communique un peu de sa force.
Je me sens traversée d'énergie et de chaleur, même dans le froid le plus glacial.
Son cœur ne gèle jamais, il est toujours prêt à aimer, il ne se dérobe pas à mes caresses, quand je tends la main vers lui,
et
dès qu'il me voit,
il m'invite.
Si je tourne un peu la tête; j'appuie ma joue contre son torse.
Mais souvent aussi c'est mon front que je pose, et j'ai le nez dans ses poils.
C'est doux et ça sent bon. Des notes chyprées, enveloppantes, presque épicées.
Un parfum de bois et de mousse.

Mais assez parlé de mon arbre.

Je voulais juste consigner ici,
pour en garder la trace,
le souvenir de cette journée toute simple,
où je me suis levée tôt pour écluser le repassage et cuisiner un repas du dimanche,
et où mes fils ont pris en charge le ménage pendant que je courais les bois dans ce soleil rasant d'hiver qui rend tout plus joli.
J'étais sortie prendre l'air un quart d'heure,
je suis revenue deux heures plus tard,
après avoir expérimenté un nouvel itinéraire.
Pas d'appareil photo,
pas de portable
hum et pas d'eau non plus,
mais ça va, on survit.
Quand je suis revenue, le sol était sec, les chaises encore retournées, les chaussures pas à leur place.
J'ai dit : "merci les gars ! ", parce que j'étais contente, et j'ai éprouvé un plaisir intense à dire ça.
Et puis j'ai attrapé mon sac pour un peu de rab,
une demi-heure de piscine,
une petite rallonge d'endorphines.
Je suis rentrée à la tombée de la nuit, tout était rangé, ça m'a fait un bien fou.
J'ai fait une quiche.
Maintenant faut que je bosse...


jeudi 14 février 2013

Ciel mon tumblr # 5

Quand son père et moi on gave Franzouski avec nos conseils
parce que merde quoi
il peut très bien se débrouiller tout seul...

Hebergeur d'image
Quand je suis bien mal placée pour donner des conseils
et que
je m'aperçois que la nuit d'hôtel que je lui ai réservée
pour cette nuit sur la zone aéroportuaire de Roissy
ben en fait je l'ai bookée pour le 23 mars ...
 Comment ai-je pu ne pas le voir ?
Mystère...
Comment ai-je cliqué sur la mauvaise date ?
Mystère tout plein pareil....

Hebergeur d'image

Quand je gère
mais que ça va quand même me coûter le double
et que je ne peux même pas prétendre que c'est de sa faute...

Hebergeur d'image 

Quand mes élèves hollandais sont en carafe sous la neige fondue
parce que leur mère est tombée en panne de batterie à trois bornes de là 

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Quand mon inspectrice m'encabanerait si elle l'apprenait
mais que je les embarque dans mon Berlingo quand même
parce que tant pis si c'est interdit
j'aimerais qu'en cas de besoin
quelqu'un soit cool aussi avec Franzouski

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